La Terre Ferme

Agriculture Biologique

Le contexte : une agriculture en nécessaire transition

Face aux nombreuses alertes qui nous sont données concernant le climat et l'épuisement des ressources, il semble que le chantier agricole soit le premier à entreprendre. L'essor de la permaculture et les recherches effectuées par l'INRA (Institut National de Recherche Agricole) depuis une quarantaine d'années ont mis en lumière l'importance des écosystèmes équilibrés dans la production agricole. Ces études convergent donc vers des pratiques dans lesquelles prédominent le peu de travail du sol, la remise en route des écosystèmes naturels souvent mis à mal. En effet, ceux-ci permettent de lutter efficacement contre les parasites et ravageurs, sans avoir recours à la chimie. Dans cette perspective, l'homme devient un "chef d'orchestre" créatif, qui s'appuie sur les vertus des systèmes naturels pour favoriser le développement de ses cultures.

Le renouvellement des générations d'agriculteurs

​Par ailleurs, 50% des agriculteurs vont prendre leur retraite au cours des dix prochaines années. Une nouvelle génération de paysans doit prendre la relève, et nous voulons en faire partie !

Une forte demande de produits bio et locaux

Dans un contexte de défiance alimentaire, nous cherchons tous à mieux connaître la composition de notre alimentation. Déjà en 2014, une étude réalisée par IPSOS montraient que 80% des français achetaient des produits locaux. Cette tendance ne fait que progresser et se renforcer. Par ailleurs, le marché du bio représente en France 8 milliards d'euros en 2018. L'Agence bio souligne que 85% de la population est intéressée par les produits bio locaux. Les raisons qui poussent les consommateurs à acheter bio sont principalement leur santé ou celle de leurs enfants. Les produits bio les plus vendus étant les fruits, les légumes et les œufs.

Notre jardin maraîcher

Nous avons démarré l’installation de notre jardin maraîcher sur la parcelle de 5.000 m² attenante à la maison que nous avons achetée. Il s’agit d’une terre laissée en friche depuis plus de 10 ans. Le premier chantier a consisté à l’élagage ou à l’abattage de quelques arbres (grâce à l’aide efficace des frères de Thérèse) afin de laisser davantage de lumière parvenir jusqu’aux cultures. 

Le terrain étant désormais occulté sur environ 1.000 m² afin de préparer les futures planches de culture, nous envisageons de démarrer sur une surface restreinte afin de rôder petit à petit notre travail et notre organisation.

Nous souhaitons louer deux autres parcelles voisines pour atteindre à terme une superficie totale de 15.000m² (1,5ha). Selon leur nature, une partie des cultures sera installée sous serre, une autre partie en plein champ et nous travaillerons en maraîchage biointensif.

Nous prévoyons également l’installation d’un lieu de stockage pour les légumes ainsi que pour l’outillage.

Les pratiques agricoles envisagées

Nous souhaitons prendre part à cette transition agricole et écologique, qui permettra nous l'espérons de changer petit à petit les pratiques. Nous avons choisi de cultiver selon les principes du maraîchage sur sol vivant, qui consiste principalement à préserver ou rétablir la vie des sols (vers de terre, insectes, bactéries, réseaux de champignons...). Ainsi, les deux principes retenus sont les suivants : - la plante nourrit le sol en fabriquant la matière organique dont il a besoin. - la vie du sol, bien nourrie par les plantes, améliore la fertilité du sol et le rend plus apte à porter des cultures. ​ Le deuxième principe que nous voulons appliquer est celui de la culture biointensive qui consiste à associer un grand nombre de cultures sur une surface réduite, tout en apportant à la terre l'humus nécessaire au bon développement de ces plantes. La surface réduite permet notamment d'envisager un travail peu mécanisé.

Quel est l'intérêt de ces pratiques ?

Comme le montrent les enquêtes effectuées par l'INRA (Institut National de Recherche Agricole) dont certaines conclusions ont été reprises dans des articles parus récemment dans Le Monde ou dans Le Figaro, les avantages des cultures bio ne manquent pas : - la régulation naturelle entre les espèces serait plus efficace que l'emploi des pesticides - les produits issus du bio sont meilleurs pour la santé avec une réduction de 25% du risque de cancer - l'apport nutritionnel des aliments semble plus élevé - les rendements sont identiques à ceux des pratiques agricoles conventionnelle.

En permaculture, la première étape d’installation d’un jardin consiste à observer : observer le terrain, la nature du sol, l’ombre et la lumière, le vent, la faune présente, le type de plantes qui ont poussé naturellement, etc… Tous ces éléments sont autant d’indicateurs qui nous permettent de comprendre le fonctionnement de l’éco-système local, sur lequel nous allons nous appuyer.

Cette observation devra se poursuivre tout au long de la vie du terrain, de façon à en percevoir les évolutions.

L’étape suivante est la conception d’un « design » : en s’appuyant sur les observations faites précédemment, il s’agit de concevoir le meilleur emplacement pour chaque élément du jardin. Ce design prend en compte plusieurs facteurs : l’intégration dans l’éco-système naturel, l’association de certains éléments permettant de se « défendre » mutuellement contre les ravageurs et enfin, l’organisation générale du travail dans le jardin (les éléments demandant le plus de soin se trouvant plus proches de la maison par exemple). 

Le design que nous vous présentons ici est une première ébauche. Il évoluera au fil du temps en fonction de nos observations et de l’expérimentation concrète que nous en aurons.

 
 
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